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Premier voyage au Vietnam : les dix erreurs à éviter

Trop d’étapes, la mauvaise région au mauvais mois, la jonque la moins chère, le scooter sans permis. Les dix erreurs que nous voyons chaque saison, et comment les éviter.

En bref

L’erreur la plus fréquente
Trop d’étapes pour trop peu de jours
Notre règle
Une étape tous les deux jours en moyenne
À vérifier
Passeport valable six mois, dates du Tết
À éviter
Le scooter sans permis valable
Étal de marché

Les erreurs que nous voyons chaque saison

Nous construisons des voyages au Vietnam toute l’année, et les mêmes erreurs reviennent d’une saison à l’autre. Aucune n’est grave en soi. Mises bout à bout, elles transforment un beau voyage en course fatigante. Voici les dix plus fréquentes, et comment les éviter.

1. Vouloir tout voir en dix jours

Le Vietnam s’étire sur plus de 1 600 kilomètres du nord au sud. Dix jours pour le Nord, le Centre, le Sud, la montagne et une plage, c’est une nuit par étape et une journée sur deux dans les transports. Mieux vaut trois régions bien vues que six survolées : notre règle est de ne jamais changer d’hôtel plus d’une fois tous les deux jours en moyenne.

2. Penser qu’il fait chaud partout, tout le temps

En janvier, il fait quinze degrés à Hanoï, presque zéro la nuit en montagne, et trente-deux à Saigon. En octobre, le Nord est splendide pendant que le Centre reçoit ses plus fortes pluies. Le pays a trois climats : la bonne question n’est pas « quand partir au Vietnam », mais « dans quel ordre visiter les régions à mes dates ».
Table de cuisine de rue

3. Négliger les formalités

Les Français sont exemptés de visa pour un séjour touristique de 45 jours, mais le passeport doit être valable au moins six mois après la date d’entrée. Au-delà de 45 jours, ou pour d’autres nationalités, il faut un e-visa, à demander uniquement sur le portail officiel : les sites intermédiaires facturent le même formulaire deux à trois fois plus cher.

4. Arriver le matin et partir en baie le lendemain

Le vol depuis la France arrive souvent tôt le matin, après une nuit très courte. Enchaîner dès le lendemain avec trois heures de route et une nuit en jonque, c’est payer cher une étape dont on ne profitera pas. Gardez au moins deux nuits à Hanoï ou à Saigon au début.

5. Choisir la jonque la moins chère

Pour la même baie, le prix d’une nuit à bord varie du simple au double. La différence se paie en promiscuité, en bruit, en itinéraire saturé et en cuisine médiocre. C’est le seul poste du voyage où nous conseillons de ne pas chercher le prix le plus bas.
Vendeur de cuisine de rue

6. Louer un scooter sans permis

Le permis français n’est pas valable au Vietnam pour conduire un deux-roues, et l’assurance voyage ne couvre généralement pas un accident survenu sans permis valable. C’est la première cause d’hospitalisation des voyageurs étrangers. Si vous voulez la sensation, faites-vous conduire : un chauffeur de moto local, ça existe partout.

7. Changer tout son argent à l’aéroport

Le taux est moins bon à l’aéroport qu’en ville, et il n’y a aucune raison d’arriver avec des liasses. Retirez un premier montant au distributeur à l’arrivée, en choisissant de payer en dongs et non en euros quand l’appareil propose une conversion. Attention aux zéros : un billet de 500 000 et un de 50 000 se ressemblent.

8. Oublier le Tết

Le nouvel an lunaire tombe entre fin janvier et mi-février. Pendant plusieurs jours, beaucoup de commerces ferment, les transports sont pleins et les prix montent. Ce n’est pas une raison pour l’éviter — c’est une ambiance unique — mais il faut le savoir en réservant, et ne pas découvrir sur place que la moitié du programme est fermée.
Grillades au barbecue de rue

9. Manger uniquement dans les restaurants pour touristes

La cuisine de rue est la meilleure du pays, et rarement la plus risquée : un stand qui sert du phở brûlant à cent clients par matinée est plus sûr qu’un buffet tiède dans un hôtel. Suivez les endroits pleins de Vietnamiens, évitez les glaçons douteux et l’eau du robinet.

10. Ne laisser aucune journée libre

Un programme rempli du premier au dernier jour ne laisse aucune place à ce qui fait souvent le meilleur souvenir : un marché découvert par hasard, un café où l’on reste deux heures, une invitation imprévue. Gardez au moins une demi-journée libre tous les trois ou quatre jours. Ce n’est pas du temps perdu, c’est du temps de voyage.

Bonus : trois bonnes habitudes

Installer deux applications avant le départ : une application de VTC, qui affiche le prix avant la course et évite toute négociation, et une application de traduction avec le vietnamien téléchargé hors ligne. Une eSIM locale, achetée avant ou à l’arrivée, fait le reste.Apprendre cinq mots : bonjour, merci, combien, délicieux, au revoir. Personne ne s’attend à ce que vous parliez vietnamien ; les quelques mots que vous oserez changeront l’accueil, surtout sur les marchés et dans les villages.S’habiller selon les lieux : épaules et genoux couverts dans les pagodes, les temples et au mausolée de Hô Chi Minh ; chaussures retirées avant d’entrer chez quelqu’un. Un fin foulard dans le sac à dos règle la question en deux secondes.
Jonque dans la baie d’Halong

Ce qu’une agence locale change

La plupart de ces erreurs viennent d’un programme construit à distance, sur des cartes et des listes de sites. Une agence installée sur place connaît les temps de trajet réels, la météo de chaque région à vos dates, les jonques qui valent leur prix et les étapes qui ne valent pas un vol de plus. C’est ce que nous faisons pour chaque voyage : partir de vos dates et de vos envies, puis retirer ce qui ferait de votre voyage une course.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour un premier voyage au Vietnam ?

Douze à quinze jours pour traverser le pays sans courir. En dix jours, mieux vaut se concentrer sur deux régions.

Faut-il un visa pour un premier voyage ?

Pas pour les Français, pour un séjour touristique de 45 jours maximum, avec un passeport valable six mois après l’entrée. Au-delà, un e-visa sur le portail officiel.

Peut-on louer un scooter avec un permis français ?

Non, il n’est pas valable pour conduire un deux-roues au Vietnam, et l’assurance voyage ne couvre généralement pas un accident sans permis valable.

La cuisine de rue est-elle dangereuse ?

Rarement, si l’on choisit des stands très fréquentés et des plats servis brûlants, et que l’on évite l’eau du robinet.

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