Sept jours de vêtements suffisent pour trois semaines, et la moitié de ce que l’on emporte ne sert jamais. Ce qui doit vraiment partir de France, ce qui s’achète mieux et moins cher sur place, et ce qui change selon la région.
En bref
Poids conseillé
12 à 15 kg : on lave sur place pour 1 € le kilo, en 24 h
L’erreur la plus fréquente
Sous-estimer le froid du Nord de décembre à février : 10 °C sans chauffage
Le sac de couchage, la trousse complète, les vêtements techniques
La règle : emportez moins
C’est le conseil le plus utile et le plus mal suivi. Le Vietnam est l’un des pays au monde où il est le plus facile d’acheter ce qui manque : vêtements, pharmacie, cosmétiques, matériel de voyage, tout se trouve partout et pour une fraction du prix français. La blanchisserie coûte quelques euros le kilo et se fait en vingt-quatre heures dans n’importe quelle ville.Conséquence : sept jours de vêtements suffisent pour trois semaines. Les vols intérieurs limitent souvent les bagages en soute à vingt kilos, et les vraies contraintes ne sont pas le poids mais l’escalier du mini-hôtel sans ascenseur et le coffre de la voiture partagée.Notre recommandation : un sac à dos souple ou une valise de taille moyenne, plus un petit sac de jour. Évitez la grande valise rigide, ingérable sur les trottoirs occupés par les scooters et dans les barques.
Selon la saison et la région
Le pays traverse deux zones climatiques : il peut faire trente-trois degrés à Saigon et quinze à Hanoï le même jour. Ne faites donc pas votre valise pour « le Vietnam » mais pour votre itinéraire.
Toute l’année, partout — vêtements légers en coton ou lin, une paire de chaussures fermées confortables, des sandales, un chèche (épaules couvertes dans les temples, climatisation glaciale dans les bus).
Nord, de novembre à mars — une vraie doudoune légère, pas un coupe-vent. Il fait dix-sept degrés avec quatre-vingts pour cent d’humidité et les logements ne sont pas chauffés : on a plus froid qu’à Paris à la même température.
Montagnes du Nord — ajoutez un bonnet et des chaussettes chaudes. Il peut geler à mille quatre cents mètres.
Saison des pluies — une cape de pluie légère plutôt qu’un parapluie, et un sac étanche pour l’électronique. Les averses sont violentes et courtes.
Plage et jonque — maillot, mais sachez que le monokini ne se pratique pas et que les Vietnamiennes se baignent souvent habillées.
Les chaussures méritent une attention particulière : on se déchausse plusieurs fois par jour — maisons, temples, certaines boutiques. Des chaussures faciles à retirer changent le quotidien plus que n’importe quel autre choix de valise.Monsunzeit (Regenzeit), Sapa, Vietnam, Indochina, Südostasien, Asien
Ce qui vaut vraiment la peine de partir de France
Votre traitement personnel, en quantité, dans son emballage d’origine avec l’ordonnance.
Une crème solaire à indice élevé : celles vendues sur place contiennent souvent un agent éclaircissant.
Un répulsif anti-moustiques adapté à chaque membre de la famille.
Une batterie externe et une multiprise : les chambres de mini-hôtel n’ont parfois qu’une prise accessible.
Une gourde. Elle se remplit dans nos hébergements et véhicules, et évite six bouteilles plastique par jour et par personne.
Des chaussures de marche si vous randonnez : les pointures au-delà du 43 sont difficiles à trouver sur place.
Un adaptateur universel léger, même si la plupart des prises acceptent les fiches européennes.
Ce qui ne sert à rien : la moustiquaire personnelle (fournie là où elle est nécessaire), les pastilles de purification (l’eau en bouteille est partout), la trousse de secours complète, et les vêtements techniques conçus pour la haute montagne.
Sept jours de vêtements suffisent pour trois semaines. La blanchisserie coûte quelques euros le kilo et rend le linge le lendemain.
Papiers et précautions
Passeport valable six mois après la date de retour, avec au moins deux pages vierges. Emportez des photocopies et des scans stockés en ligne, ainsi que quelques photos d’identité : elles servent à des formalités inattendues.Deux cartes bancaires, rangées séparément, et une petite réserve d’euros en billets neufs. Le numéro d’opposition de votre banque noté ailleurs que dans le téléphone.Pour le détail des formalités d’entrée — visa, exemptions, durées autorisées — reportez-vous à notre guide dédié, qui traite le sujet en détail et que nous tenons à jour.
La liste, par saison et par région
Le Vietnam s’étire sur mille six cents kilomètres et le Nord connaît un vrai hiver. Une seule liste ne convient pas.
Nord, oct. – avr.
Nord, mai – sept.
Centre et Sud
Hauts
4 t-shirts, 2 manches longues, 1 polaire
6 t-shirts légers
6 t-shirts, 1 manches longues
Veste
Coupe-vent doublée
Coupe-vent léger
Coupe-vent léger
Bas
2 pantalons, 1 léger
1 pantalon, 2 shorts
1 pantalon, 2 shorts
Chaussures
Marche fermées + sandales
Marche fermées + sandales
Sandales + une paire fermée
Pluie
Poncho
Poncho indispensable
Poncho de juin à nov.
Nuit
Pyjama chaud
Léger
Léger
La polaire pour le Nord en hiver est l’oubli le plus fréquent, et le plus coûteux en confort. À Sa Pa et à Ha Giang, il fait zéro à dix degrés de décembre à février, et aucun logement n’est chauffé — ni les maisons d’hôtes, ni la plupart des hôtels. On dort habillé.À l’inverse, de mai à septembre, l’humidité dépasse quatre-vingts pour cent : le coton ne sèche pas et le linge moisit dans le sac. Préférez le lin et les matières légères, et faites laver au fil du voyage.
Les chaussures : le seul choix qui compte
Une paire fermée de marche, rodée avant le départ, avec une semelle qui accroche. Ce n’est pas négociable si votre circuit passe par les rizières : les diguettes sont étroites, en terre, et deviennent glissantes dès qu’il a plu — c’est-à-dire souvent.Une paire de sandales solides pour la ville, les temples et la plage. Rien d’autre. Les chaussures de randonnée montantes sont excessives pour les itinéraires classiques, et les baskets de ville à semelle lisse sont un mauvais choix.Un détail pratique : on se déchausse dans les temples, chez l’habitant et dans certaines maisons de thé. Des chaussures faciles à enlever épargnent une centaine de manipulations sur un voyage de quinze jours.
La pharmacie et les produits difficiles à trouver
Produit
À emporter ?
Trouvable sur place
Répulsif 30 – 50 % DEET ou icaridine
Oui
Mal dosé localement
Crème solaire indice 50
Oui
Chère, rare hors grandes villes
Antidiarrhéique et sels de réhydratation
Oui
Oui
Paracétamol
Oui
Oui
Traitement personnel + ordonnance traduite
Oui
Variable
Lunettes de vue de rechange
Oui
Verres corrects, montures bon marché
Protections hygiéniques
Selon habitudes
Serviettes partout, tampons rares
Shampoing, dentifrice
Non
Partout, bon marché
Les cosmétiques vietnamiens contiennent très souvent un agent blanchissant : vérifiez l’étiquette si vous achetez une crème sur place.
Ce qui ne sert à rien
Objet
Pourquoi le laisser
Sac de couchage
Draps et couvertures fournis partout, y compris chez l’habitant
Moustiquaire
Fournie là où elle est nécessaire
Adaptateur universel
Prises européennes rondes, 220 V. Rien à prévoir
Vêtements techniques de randonnée
Les marches sont courtes et sans difficulté
Trop de vêtements
Lessive à 1 € le kilo, rendue en 24 h, partout
Serviette de toilette
Fournie même dans les hébergements simples
Provisions
La nourriture est excellente, sûre et à tous les prix
La lessive mérite qu’on insiste : elle coûte environ un euro le kilo, se rend en vingt-quatre heures, et se trouve dans chaque rue de chaque ville. Partir avec quinze kilos de bagage pour deux semaines est un choix, pas une nécessité — et l’on rapporte toujours plus qu’on n’emporte.
Le sac de la journée
Ce que l’on porte réellement pendant les visites, et qui compte plus que le contenu de la valise.De l’eau, deux à trois litres par jour en saison chaude. Un chapeau ou un ombrelle — les Vietnamiens utilisent l’ombrelle, y compris les hommes, et c’est plus efficace. De la crème solaire, du répulsif à réappliquer en fin d’après-midi, et un poncho pliable de juin à novembre : l’averse tropicale dure une heure et trempe en trente secondes.Un foulard léger, enfin, qui sert à quatre choses : couvrir les épaules dans un temple, se protéger du soleil, filtrer la poussière en scooter, et se couvrir dans un bus climatisé à dix-huit degrés.
Le format du bagage
Préférez un sac à dos ou une valise souple à une valise rigide. Trois raisons : les maisons sur pilotis se rejoignent par des chemins de terre et des passerelles de bambou ; les hôtels des vieux quartiers de Hanoï ont des escaliers raides et pas toujours d’ascenseur ; et les jonques n’ont pas de place pour un bagage rigide dans les cabines.Un petit sac à dos supplémentaire est utile pour les nuits où le gros bagage reste à l’hôtel : sur une jonque, en trek à Pu Luong, ou pour une nuit chez l’habitant.
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Un sac à dos souple ou une valise moyenne, plus un petit sac de jour. Évitez la grande valise rigide : trottoirs occupés par les scooters, escaliers de mini-hôtels sans ascenseur, coffres de voitures partagées et barques.
Combien de vêtements emporter ?
Sept jours suffisent, même pour trois semaines. La blanchisserie coûte quelques euros le kilo et rend le linge en vingt-quatre heures dans toutes les villes. Emporter davantage n’apporte rien et complique tout.
Faut-il des vêtements chauds ?
Oui si vous allez dans le Nord entre novembre et mars : une vraie doudoune légère, car les logements ne sont pas chauffés et l’humidité fait paraître les dix-sept degrés bien plus froids. En montagne, ajoutez bonnet et chaussettes chaudes.
Quelles chaussures ?
Une paire fermée confortable et facile à retirer — on se déchausse plusieurs fois par jour — plus des sandales. Des chaussures de marche seulement si vous randonnez, et emportez-les de France : au-delà du 43, les pointures sont difficiles à trouver.
Que ne faut-il surtout pas oublier ?
Votre traitement personnel avec l’ordonnance, une crème solaire française à indice élevé, un répulsif, une batterie externe et une gourde. Le reste s’achète sur place, souvent mieux et moins cher.
Peut-on acheter des vêtements sur place ?
Facilement et pour trois fois rien, y compris du sur-mesure à Hoi An en vingt-quatre heures. Seules les grandes tailles et les grandes pointures posent problème : au-delà du 42-43 en chaussures, prévoyez de France.
Faut-il des vêtements chauds pour le Vietnam ?
Oui pour le Nord de décembre à février : il fait zéro à dix degrés à Sa Pa et Ha Giang, et aucun logement n’est chauffé. C’est l’oubli le plus fréquent des voyageurs qui pensent partir sous les tropiques.
Quel poids de bagage prévoir ?
Douze à quinze kilos suffisent pour deux semaines. La lessive coûte environ un euro le kilo et se rend en vingt-quatre heures dans chaque rue. Prévoyez de la place pour le retour.
Faut-il un adaptateur électrique ?
Non. Le Vietnam utilise le 220 V avec des prises rondes de type européen. Un appareil français se branche directement.
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