Terre rouge, plantations de café, maisons communales bahnar et lacs bordés de rizières : le Vietnam des minorités du sud, que presque aucun voyageur ne voit.
En bref
Meilleure période
Novembre à avril, saison sèche ; récolte du café de novembre à janvier
Y aller
Vol jusqu’à Buon Ma Thuot ou Pleiku, ou 4 h de route de Quy Nhon à Kon Tum
Entre la côte centrale et les frontières du Laos et du Cambodge s’étend un grand plateau de terre rouge, à cinq cents ou huit cents mètres d’altitude : les hauts plateaux du Centre, la Tây Nguyên. Le paysage est fait de plantations de café, de poivriers et d’hévéas, de forêts, de lacs et de cascades, et surtout de villages de minorités — Bahnar, Sedang, Jarai, Ede, M’nong — dont la culture est très différente de celle des montagnes du nord.Très peu de voyageurs étrangers s’y rendent. C’est à la fois la limite et l’intérêt de la région : l’accueil est sincère, les routes sont vides de bus touristiques, mais il faut un guide pour comprendre ce que l’on voit.
L’accueil y est sincère et les routes vides de bus touristiques, mais il faut un guide pour comprendre ce que l’on voit.
Kon Tum et les maisons communales
Kon Tum est la ville la plus agréable des hauts plateaux pour découvrir la culture bahnar. Les villages qui l’entourent ont gardé leur nhà rông, la maison communale au toit de chaume en forme de lame, parfois haut de plus de vingt mètres, où se tiennent les assemblées et les fêtes. Certaines sont à quelques minutes à pied du centre-ville, au bord de la rivière Dak Bla.En ville, l’église en bois construite par les missionnaires français au début du XXe siècle mêle architecture romane et motifs bahnar. Elle reste un lieu de culte très fréquenté : la plupart des Bahnar de la région sont catholiques.
Buon Ma Thuot, capitale du café
Le Vietnam est le deuxième producteur mondial de café, et presque tout pousse ici. Buon Ma Thuot est une ville sans grand charme mais très vivante, avec un musée du café moderne et bien conçu, et des dizaines de cafés où l’on boit le robusta local filtré au phin, avec ou sans lait concentré.Pendant la récolte, de novembre à janvier, les grains rouges sèchent sur des bâches au bord des routes et dans les cours des fermes. Plusieurs plantations familiales accueillent des visiteurs pour suivre le parcours du grain, de l’arbre à la tasse.
Le lac Lak et les villages m’nong
À une heure de route au sud de Buon Ma Thuot, le lac Lak est entouré de rizières et de collines. Le village m’nong de Jun, sur sa rive, a gardé ses longues maisons sur pilotis et accueille des voyageurs pour la nuit. Le matin, on traverse le lac en pirogue creusée dans un tronc.Un point important : vous verrez des éléphants proposés pour des promenades autour du lac et dans le parc de Yok Don. Nous ne les incluons jamais dans nos programmes et vous déconseillons d’y monter. Le parc a d’ailleurs lancé un programme d’observation sans contact, qui est la seule façon de les voir que nous recommandons.
Cascades et culture des gongs
Les chutes de Dray Nur et de Dray Sap, sur la rivière Serepok, sont les plus belles de la région, surtout en fin de saison des pluies. Elles se combinent facilement en une demi-journée depuis Buon Ma Thuot.L’espace de la culture des gongs des hauts plateaux est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Si votre séjour coïncide avec une fête de village ou avec le festival du café de Buon Ma Thuot, organisé certaines années en mars, ne la manquez pas.
Quand venir, et comment
La saison sèche va de novembre à avril : routes praticables, ciel clair, nuits fraîches. De mai à octobre, la saison des pluies rend certaines pistes boueuses mais les cascades sont à leur maximum.On arrive le plus souvent en avion jusqu’à Buon Ma Thuot ou Pleiku depuis Hanoï ou Saigon, ou par la route depuis la côte : environ quatre heures entre Quy Nhon et Kon Tum. Comptez quatre à cinq jours pour une boucle Kon Tum, Pleiku, Buon Ma Thuot et lac Lak, puis redescendez sur Nha Trang ou Da Lat.
Notre avis d’agence
Les hauts plateaux sont une région pour un deuxième ou un troisième voyage, ou pour ceux qui ont trois semaines et une vraie curiosité pour les minorités. Ce n’est pas une destination de cartes postales : les plus beaux moments sont des rencontres. Nous la construisons toujours avec un guide de la région, qui connaît les familles et parle leur langue.
Une question ?
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Écrivez-nous sur WhatsApp, la réponse arrive dans la journée.
Les hauts plateaux du Centre valent-ils le détour ?
Oui pour un deuxième voyage ou si vous avez trois semaines et vous intéressez aux minorités. Pour un premier voyage de deux semaines, d’autres régions sont prioritaires.
Comment aller sur les hauts plateaux ?
En avion jusqu’à Buon Ma Thuot ou Pleiku depuis Hanoï ou Saigon, ou par la route depuis Quy Nhon, Nha Trang ou Da Lat.
Combien de jours faut-il ?
Quatre à cinq jours pour une boucle Kon Tum, Pleiku, Buon Ma Thuot et lac Lak.
Quelle est la meilleure saison ?
De novembre à avril, la saison sèche. La récolte du café a lieu de novembre à janvier.
Peut-on faire une balade à dos d’éléphant ?
C’est proposé sur place, mais nous le déconseillons et ne l’incluons jamais. Préférez les programmes d’observation sans contact du parc de Yok Don.
Peut-on dormir chez l’habitant ?
Oui, notamment dans le village m’nong de Jun au bord du lac Lak et dans certains villages bahnar autour de Kon Tum.
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