Partir au Vietnam depuis le Québec : vol, e-visa, assurance
Les Canadiens ont besoin d’un e-visa, la RAMQ ne rembourse presque rien en Asie, et le trajet est long. Mais l’hiver québécois coïncide avec la plus belle saison du Vietnam.
En bref
Vol
Pas encore de direct : une ou deux escales, 20 à 26 h
Visa
E-visa obligatoire pour les Canadiens, 25 ou 50 USD, sur evisa.gov.vn
Assurance
RAMQ très limitée en Asie : assurance privée indispensable
Décalage
+11 h en été, +12 h en hiver
Le bon argument : fuir l’hiver
De décembre à avril, quand le Québec est sous la neige, le Vietnam traverse sa meilleure période : Sud sec et ensoleillé, Centre qui sèche dès décembre, Nord frais mais lumineux. C’est la raison pour laquelle beaucoup de Québécois partent en février ou en mars, et c’est un très bon choix.
Le vol : long, avec une ou deux escales
Il n’existe pas encore de vol direct entre le Canada et le Vietnam. Air Canada a annoncé en septembre 2026 son intention de desservir Hô-Chi-Minh-Ville en 2027, sans préciser encore la ville de départ ni la date ; le nouvel accord aérien entre les deux pays le permet.
Par où
Trajet
Remarque
L’Europe
Montréal – Paris, puis vol direct vers Hanoï ou Saigon
Souvent le plus simple depuis Montréal ; une seule escale
L’Asie
Montréal – Vancouver ou Toronto, puis Taipei, Séoul, Tokyo ou Hong Kong
Deux escales possibles, mais de bons prix
Le Golfe
Montréal – Doha ou Dubaï – Vietnam
Bonne option vers Saigon
Comptez 20 à 26 heures de porte à porte. Nous prévoyons systématiquement un premier jour léger pour nos voyageurs québécois.
L’e-visa : obligatoire pour les Canadiens
Contrairement aux Français, aux Belges ou aux Suisses, les Canadiens ne sont pas exemptés de visa. Il faut un e-visa, valable jusqu’à 90 jours, à demander uniquement sur le portail officiel evisa.gov.vn : 25 USD pour une entrée simple, 50 USD pour des entrées multiples, délai habituel de trois jours ouvrés.Demandez-le trois à quatre semaines avant le départ, avec un passeport valable au moins six mois à la date d’entrée. Méfiez-vous des sites intermédiaires qui facturent deux à trois fois ce tarif. Trois jours avant l’arrivée, remplissez aussi le formulaire de pré-arrivée, gratuit, sur prearrival.immigration.gov.vn.
L’assurance : la RAMQ ne suffit pas
Hors du Canada, la RAMQ rembourse les soins urgents aux tarifs du Québec, très inférieurs aux coûts réels, avec un plafond quotidien bas pour une hospitalisation ; le rapatriement, l’ambulance et les médicaments achetés sur place ne sont pas couverts. La RAMQ elle-même recommande de souscrire une assurance privée avant de partir.Vérifiez ce que couvre votre carte de crédit ou votre assurance collective : la durée couverte et le plafond comptent autant que la prime.
Décalage, argent, retour
Le décalage est de onze heures en été et douze en hiver : le jour et la nuit sont presque inversés. Le corps récupère plus vite à l’aller qu’au retour ; gardez une journée calme après votre arrivée au Québec.Nos prix sont en euros et le règlement se fait par virement international en euros. Un service de transfert spécialisé coûte souvent moins cher qu’un virement bancaire classique en dollars canadiens.Sur place, la monnaie est le dong ; les distributeurs sont partout en ville.
Combien de temps partir
Avec un trajet aussi long, trois semaines valent nettement mieux que deux : les deux jours de voyage pèsent moins, et l’on peut traverser tout le pays sans courir. Si vous n’avez que deux semaines, nous conseillons de vous concentrer sur deux régions plutôt que trois.
Avant de partir : l’inscription des Canadiens à l’étranger
Le gouvernement du Canada propose un service gratuit d’Inscription des Canadiens à l’étranger : vous y indiquez vos dates et vos coordonnées, et vous recevez les avis importants concernant le Vietnam pendant votre séjour. En cas de typhon ou d’urgence familiale, c’est aussi par là que l’on peut vous joindre. L’inscription prend quelques minutes ; nous la recommandons à tous nos voyageurs québécois.Avant le départ, photographiez votre passeport, votre e-visa approuvé et votre police d’assurance, et envoyez-vous les fichiers par courriel. À l’arrivée, l’agent d’immigration vérifie que le point d’entrée correspond à celui indiqué sur l’e-visa : si vous changez d’aéroport d’arrivée après la demande, prévenez-nous, nous vous indiquerons la marche à suivre.
Bien encaisser le décalage horaire
Avec onze ou douze heures d’écart, le premier jour compte. Nous le gardons volontairement léger : accueil à l’aéroport, transfert, une courte promenade dans le vieux quartier à la tombée du jour, et c’est tout. Le deuxième jour commence en douceur, sans réveil à l’aube.Si vous arrivez par Saigon plutôt que par Hanoï, l’ordre du voyage s’inverse simplement : on remonte vers le nord. Les deux sens fonctionnent ; le choix dépend surtout du prix de votre billet et de la météo de chaque région à vos dates.
Sur place : prises, téléphone et pourboires
L’électricité est en 220 volts, contre 120 au Canada. Les chargeurs de téléphone et d’ordinateur acceptent presque tous les deux tensions — c’est écrit sur le bloc, « 100-240 V » — mais un sèche-cheveux ou un fer à lisser qui fonctionnent seulement en 120 volts grilleront. Beaucoup de prises vietnamiennes acceptent les fiches plates nord-américaines ; emportez tout de même un adaptateur universel.Le téléphone : les forfaits d’itinérance canadiens sont chers en Asie. Une eSIM vietnamienne installée avant le départ, ou une carte SIM achetée à l’aéroport, coûte quelques dollars pour tout le séjour.Les pourboires : oubliez le réflexe des 15 %. Au Vietnam, le pourboire n’est pas attendu au restaurant ni au café, et l’addition ne comprend pas de ligne prévue pour lui. Pour le guide et le chauffeur qui vous accompagnent plusieurs jours, un geste à la fin du voyage est d’usage ; nous vous indiquons un ordre de grandeur avec votre programme.La sécurité : le Vietnam est un pays sûr pour les voyageurs. Le vrai risque est la circulation : ne louez pas de scooter sans permis valable, votre assurance ne vous couvrirait pas.
Les Canadiens ont-ils besoin d’un visa pour le Vietnam ?
Oui, un e-visa, à demander sur evisa.gov.vn : 25 USD pour une entrée simple, 50 USD pour des entrées multiples, valable jusqu’à 90 jours.
Y a-t-il un vol direct Montréal–Vietnam ?
Pas pour l’instant. Air Canada a annoncé une desserte de Hô-Chi-Minh-Ville prévue en 2027, sans ville de départ confirmée. Aujourd’hui, on passe par l’Europe, l’Asie ou le Golfe.
La RAMQ me couvre-t-elle au Vietnam ?
Très partiellement, aux tarifs du Québec et sans rapatriement. Une assurance voyage privée est indispensable.
Quelle est la meilleure période depuis le Québec ?
De décembre à avril, la meilleure saison au Vietnam coïncide avec l’hiver québécois. Février-mars et décembre sont particulièrement réussis.
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