J'aime le Vietnam

Circuit privé et 100 % sur-mesure · Réf. JLV-008

Vietnam essentiel — 12 jours

12 jours / 11 nuits2 à 8 voyageursGuide francophone privéÀ partir de 1 740 € / pers.

Ninh Binh
Hue
Ha Noi
Lan Ha
Delta du Mekong

Vue d'ensemble

L'esprit du voyage

Douze jours, c'est le format où le Vietnam commence à se laisser faire. Deux jours de plus que notre circuit de dix jours, et cela change une chose précise : le delta du Mékong entre enfin dans le voyage, avec deux nuits sur place au lieu d'un arrêt photo.

Le tracé reste le même colonne vertébrale — Hanoï, Ninh Binh, la baie de Lan Ha, Hué, Hoi An — mais il descend jusqu'aux arroyos de Cai Be et au marché flottant de Cai Rang, qui s'anime à cinq heures du matin et retombe à huit. On dort chez l'habitant, dans une maison coloniale au bord de l'eau.

Si vous hésitez entre dix et douze jours : les deux jours supplémentaires ne servent pas à voir plus, ils servent à voir autrement. C'est le meilleur rapport entre ce que vous dépensez et ce que vous rapportez.

Points forts

  • Deux nuits dans le delta du Mékong, dont une en maison d'hôtes familiale au bord d'un arroyo.
  • Le marché flottant de Cai Rang à l'aube, avant les bateaux à touristes.
  • Une nuit à bord d'une jonque à cabines dans la baie de Lan Ha, loin des flottes d'Hạ Long.
  • La barque à rames de Tam Coc menée aux pieds par les villageoises de Ninh Binh.
  • La route du col des Nuages plutôt que le tunnel, avec arrêt aux ruines cham de My Son.
  • Le même guide francophone du premier au dernier jour, jamais partagé avec un autre groupe.

Programme en bref

Le voyage d'un coup d'œil

  1. 01Arrivée à HanoïAccueil francophone à l'aéroport de Noi Bai
  2. 02Hanoï, la ville aux mille métiersVieux quartier, ethnographie et café à l'œuf
  3. 03Hanoï — Ninh BinhLes karsts de la « baie d'Halong terrestre »
  4. 04Ninh Binh — Baie de Lan HaEmbarquement sur une jonque à cabines
  5. 05Lan Ha — Hanoï — vol vers HuéTai-chi à l'aube puis vol intérieur
  6. 06Hué impérialeCitadelle, tombeaux royaux et cuisine de cour
  7. 07Hué — Hoi An par le col des NuagesLa plus belle route côtière du pays
  8. 08Hoi An, artisans et rizièresVélo, cours de cuisine, pêcheurs du Thu Bon
  9. 09Hoi An — Da Nang — vol vers SaigonPremière soirée au Sud
  10. 10Saigon — Cai BeArroyos du Mékong et nuit chez l'habitant
  11. 11Cai Be — Can Tho — SaigonMarché flottant de Cai Rang à l'aube
  12. 12Saigon — vol retourDernier marché et transfert aéroport

Programme détaillé

Jour après jour

Jour 01Arrivée à HanoïD

Guide francophone & chauffeur privé · Transfert 40 km · 45 min

Accueil à Noi Bai et transfert vers le vieux quartier. Douze jours est la durée que nous recommandons le plus souvent : c’est le premier format où l’on peut traverser le pays du delta du fleuve Rouge à celui du Mékong sans courir, avec deux nuits dans le Sud plutôt qu’une escale.

Ce circuit suit un fil : la table. Non par gourmandise, mais parce que la cuisine est en Asie du Sud-Est la meilleure porte d’entrée vers le reste — la géographie, les migrations, la colonisation et les classes sociales se lisent dans une assiette avant de se lire dans un musée.

Le Vietnam a trois cuisines. Au Nord, sobre, peu épicée, salée, tournée vers les bouillons et les herbes fraîches, marquée par mille ans de voisinage chinois et par des hivers réels. Au Centre, celle de la cour de Hué, en petites portions et franchement pimentée. Au Sud, sucrée, herbacée, exubérante, nourrie par un delta où tout pousse trois fois par an.

Dîner de bienvenue avec votre guide : un bún chả, porc grillé au charbon servi dans un bouillon tiède aigre-doux où l’on trempe nouilles et herbes. C’est le déjeuner ordinaire des Hanoïens, mangé sur un tabouret bas, et le meilleur point de départ possible.

Hanoï
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Jour 02Hanoï, la ville aux mille métiersB, L

Guide francophone · Déplacements courts · Environ 5 km à pied

Le marché de Dong Xuan à l’ouverture, avant le petit-déjeuner. C’est le plus grand marché couvert de Hanoï, reconstruit par les Français en 1889 sur l’emplacement d’un marché bien plus ancien. Au rez-de-chaussée, le frais ; aux étages, le textile et la quincaillerie. Ce qui frappe, c’est l’inventaire des herbes : une vingtaine de variétés que le français ne sait pas nommer, périlla, coriandre longue, basilic thaï, feuille de riz parfumée.

Le vieux quartier s’appelle « les trente-six rues » et chacune porte le nom d’un métier. Plusieurs vendent encore ce que dit leur nom : Hang Duong le sucre et les fruits confits, Hang Muoi le sel, Hang Ca le poisson. Les corporations venues des villages du delta se sont installées par quartiers dès le XVe siècle, chacune avec son temple et ses recettes.

Déjeuner autour du chả cá, poisson au curcuma et à l’aneth cuit à table dans une poêle de fonte, servi rue Cha Ca par la même famille depuis cinq générations. L’aneth, herbe européenne, est arrivée ici avec les Français : le plat a moins de cent cinquante ans.

L’après-midi, musée d’Ethnographie — le meilleur musée du pays, avec des maisons de cinquante-quatre groupes ethniques remontées dans le jardin — puis pause au café à l’œuf, inventé ici en 1946 quand le lait manquait.

Jour 03Hanoï — Ninh BinhB, L

Route 100 km · 2 h · Barque à rames 1 h 30

Deux heures vers le sud et le delta se referme : des pitons calcaires se dressent au milieu des rizières, verticaux, sans transition. Ninh Binh est le même massif que la baie d’Halong, laissé à sec par le retrait de la mer il y a six mille ans.

La région nourrit Hanoï depuis mille ans, et l’on comprend ici comment. Le delta du fleuve Rouge donne deux récoltes de riz par an sur des terres inondables, grâce à un réseau de digues et de canaux entretenu collectivement par les villages depuis la dynastie Ly. Le mot làng, le village ceint de sa haie de bambou, désigne encore la cellule de base de la campagne : son temple, son puits, son conseil des anciens, et ses champs gérés en commun.

La spécialité locale est la chèvre de montagne, élevée sur les pitons calcaires où elle broute des herbes sèches, servie en dê tái chanh — finement tranchée, saisie, marinée au citron vert et aux herbes. On l’accompagne de cơm cháy, la croûte de riz du fond de la marmite, séchée puis frite : un plat de pénurie devenu spécialité régionale, comme souvent.

Sortie en barque à rames après quinze heures, quand la lumière s’adoucit. Les rameuses de Tam Coc poussent les avirons avec la plante des pieds, geste qu’on ne voit nulle part ailleurs. Nuit dans un lodge au milieu des rizières, au pied des falaises.

Ninh Binh
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Jour 04Ninh Binh — Baie de Lan HaB, L, D

Route 180 km · 3 h 30 · Embarquement 12 h

Route vers la côte et embarquement à midi sur une jonque de petite taille dans la baie de Lan Ha, au sud d’Halong : même calcaire, quelques dizaines de bateaux au lieu de plusieurs centaines, et des criques de sable.

La baie se mange autant qu’elle se regarde. Les eaux abritées entre les îlots élèvent des mérous, des ormeaux, des pétoncles et surtout des ngán, ces palourdes de vase qu’on ne trouve que dans la région de Quang Ninh et que l’on sert en bouillon avec un œuf battu. Le déjeuner à bord vient des radeaux d’élevage devant lesquels vous passez.

Ces trois mille îlots sont les restes d’un plateau calcaire formé il y a trois cents millions d’années au fond d’une mer chaude, dissous par la pluie tropicale puis noyé par la remontée des eaux après la dernière glaciation. Ce que vous voyez dépasser n’est que le sommet d’un relief bien plus haut.

Kayak en fin de journée dans un lagon fermé, accessible par un tunnel marin que la marée n’ouvre que quelques heures. Le soir, tous les moteurs sont coupés et l’on entend les poissons sauter.

Baie de Lan Ha
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Jour 05Lan Ha — Hanoï — vol vers HuéB, L

Navigation · Route 180 km · 3 h 30 · Vol 1 h 15

Lever tôt pour la dernière navigation : entre six et huit heures l’eau est lisse et la baie vous appartient. Débarquement en milieu de matinée, route vers l’aéroport, vol pour Hué en début d’après-midi.

Ce vol d’une heure quinze franchit une vraie frontière. Le Nord connaît quatre saisons et un hiver où le thermomètre descend à douze degrés ; le Centre et le Sud n’en ont que deux. Cela se voit dans les assiettes : au Nord on mange des soupes chaudes et peu de piment, au Sud des salades, des herbes crues et du sucre de palme dans presque tout.

Hué fut la capitale impériale de 1802 à 1945. Sa cuisine est la seule du pays à avoir été conçue pour une cour : les chroniques parlent de cinquante plats par repas impérial, chacun en petite portion, pour que l’empereur goûte sans se rassasier. Il en reste une cuisine de détail, très travaillée, que les familles de Hué pratiquent encore à la maison.

Première soirée sur les quais de la rivière des Parfums, ainsi nommée parce que les fleurs des vergers en amont y tombaient à l’automne. Dîner autour des bánh de Hué : bánh bèo en coupelles, bánh nậm en feuille de bananier, bánh khoai croustillante. On en commande vingt pour deux.

Jour 06Hué impérialeB, L

Guide francophone · Bateau-dragon 45 min · Déplacements courts

La citadelle à l’ouverture de sept heures : un carré de deux kilomètres de côté, remparts et douves, bâti sur le modèle Vauban par des ingénieurs français au service de Gia Long. À l’intérieur la cité impériale, et à l’intérieur encore la cité pourpre interdite.

Il faut savoir ce que l’on va voir : en février 1968, pendant l’offensive du Tết, la citadelle fut tenue vingt-six jours puis reprise bâtiment par bâtiment. Sur cent soixante édifices, une vingtaine a survécu. La cité pourpre est aujourd’hui une esplanade d’herbe où l’on devine les fondations.

Le marché de Dong Ba, au bord de la rivière, est l’autre visite du jour et sans doute la plus vivante. C’est là que l’on comprend le bún bò Huế : une soupe de bœuf à la citronnelle et à la pâte de crevette fermentée, bien plus relevée que le pho, que les habitants de Hué considèrent comme leur véritable plat national.

Après-midi sur la rivière en bateau-dragon jusqu’à la pagode de Thien Mu, puis deux tombeaux impériaux choisis sur sept : Tu Duc, un parc avec un lac aux lotus où l’empereur écrivait des poèmes de son vivant, et Khai Dinh, béton noirci et mosaïques de porcelaine, achevé en 1931.

Hué
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Jour 07Hué — Hoi An par le col des NuagesB, L

Route 130 km · 4 h avec arrêts · Col à 496 m

Cent trente kilomètres en quatre heures, parce qu’on s’arrête. La route longe d’abord la lagune de Tam Giang, la plus grande d’Asie du Sud-Est avec ses soixante-dix kilomètres, où des milliers de familles vivent de la pêche aux filets fixes — ces palissades de bambou plantées dans l’eau peu profonde, qui piègent le poisson au reflux.

Puis le col des Nuages, le Hải Vân. Quatre cent quatre-vingt-seize mètres au-dessus du Pacifique, vingt-cinq kilomètres de virages, et la frontière climatique du pays : il n’est pas rare de partir de Hué sous la pluie et de redescendre sur Da Nang au soleil. Au sommet subsistent un fortin des Nguyen et des bunkers français puis américains. Depuis l’ouverture du tunnel en 2005 les camions passent dessous et la crête est presque vide.

Halte à Lang Co pour déjeuner. Le village vit des huîtres et des vong, ces palourdes de lagune ramassées à la main dans la vase ; on les mange grillées sur la braise avec de la cacahuète concassée et de la ciboule brûlée à l’huile. C’est un arrêt de routiers, pas un restaurant à nappes, et c’est exactement pour cela qu’il vaut le détour.

Arrêt au musée cham de Da Nang, installé en 1915 par l’École française d’Extrême-Orient : trois cents sculptures du VIIe au XVe siècle, la plus belle collection cham au monde. Arrivée à Hoi An quand les lanternes s’allument.

Hoi An
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Jour 08Hoi An, artisans et rizièresB, L

Vélo 12 km · Terrain plat · Cours de cuisine 3 h

Hoi An fut du XVe au XIXe siècle l’un des grands ports d’Asie du Sud-Est. Les jonques japonaises et chinoises y attendaient le renversement de la mousson, parfois cinq mois, et repartaient chargées de soie et de céramique. La ville doit sa conservation à son déclin : le fleuve s’est envasé au XIXe siècle, le commerce est parti à Da Nang, et huit cents bâtiments ont traversé un siècle et demi de sommeil.

Matinée à vélo dans les villages. Tra Que cultive les herbes de toute la région sur des planches fumées aux algues de la rivière — pas d’engrais, un savoir-faire de quatre siècles, et une différence de goût que l’on constate le soir même. Thanh Ha tourne la poterie depuis cinq siècles.

L’après-midi, cours de cuisine, qui commence au marché par le choix des produits. Vous apprendrez le cao lầu, la nouille de Hoi An : elle exige l’eau d’un puits cham précis et de la cendre de bois brûlé sur les îles Cham, ce qui explique qu’on ne la trouve nulle part ailleurs — pas même à Da Nang, à trente kilomètres.

Le white rose, ravioli translucide en forme de fleur, est fabriqué par une seule famille de la ville qui approvisionne tous les restaurants depuis trois générations et n’a jamais donné la recette.

Jour 09Hoi An — Da Nang — vol vers SaigonB

Route 30 km · 45 min · Vol intérieur 1 h 20

Matinée libre. Le meilleur usage en est le marché aux poissons du quai, entre six et sept heures : les barques rentrent, les femmes achètent à la criée, tout est fini avant que la ville ne se réveille. C’est le seul moment où la vieille ville appartient encore à ses habitants.

Vol vers Saigon dans l’après-midi : mille kilomètres, une heure vingt, et un autre pays. Dix millions d’habitants, un tiers du produit intérieur brut national. Hanoï est une capitale politique et lettrée ; Saigon fait du commerce, sort le soir et parle plus fort.

La table change aussi, et brutalement. La cuisine du Sud est sucrée — le sucre de palme entre dans presque tout, y compris les plats salés —, très herbacée, et métissée de khmer, de chinois et de français. Le bánh mì est né ici de la baguette coloniale, garni de pâté, de charcuterie, de coriandre et de daikon mariné : un plat exactement à mi-chemin entre deux cuisines.

Première soirée dans le premier arrondissement. Traverser la rue demande une méthode : on avance lentement, sans à-coup, sans reculer, et les scooters vous contournent. Attendre un trou dans la circulation ne fonctionne pas.

Da Nang
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Jour 10Saigon — Cai BeB, L, D

Route 110 km · 2 h 30 · Sampan 2 h

Route vers le sud-ouest et le delta du Mékong. Le fleuve ne traverse pas le delta, il s’y défait : neuf bras principaux — les Vietnamiens disent le fleuve des Neuf Dragons — se divisent en milliers de canaux creusés à la main. Dix-sept millions de personnes vivent là sur une plaine qui dépasse rarement deux mètres d’altitude.

C’est le grenier du pays et l’un des plus grands du monde : le delta produit la moitié du riz vietnamien et la quasi-totalité du riz exporté, ce qui fait du Vietnam le troisième exportateur mondial. Trois récoltes par an sont possibles dans les zones endiguées.

Après-midi en sampan dans les arroyos de Cai Be : on passe d’un bras large comme la Loire à un canal où les branches se touchent au-dessus de la tête. Arrêts dans les fabriques familiales — galettes de riz étalées à la louche sur une toile tendue au-dessus d’un feu de balle de riz, bonbons de noix de coco tirés à la main, riz soufflé dans du sable brûlant.

Nuit en maison d’hôtes au milieu d’un verger. Le dîner est celui de la famille : cá tai tượng, le poisson à oreilles d’éléphant servi dressé debout, que l’on effeuille soi-même dans des galettes de riz avec des herbes.

Hô Chi Minh-Ville
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Jour 11Cai Be — Can Tho — SaigonB, L

Lever 5 h · Bateau 2 h · Route 170 km · 3 h 30

Lever à cinq heures pour le marché flottant de Cai Rang, le plus grand du delta. C’est un marché de gros : les grossistes achètent aux producteurs entre cinq et sept heures, et à neuf heures il n’en reste rien. Chaque bateau accroche à une perche un échantillon de ce qu’il vend — un ananas, un chou, une pastèque — pour qu’on le repère de loin : une enseigne avant l’écriture.

Nous le disons franchement : le marché a beaucoup diminué. Depuis que les ponts et les routes permettent d’acheminer les fruits par camion, il reste une centaine de bateaux contre plusieurs centaines il y a vingt ans. Nous y allons en petite barque et non sur un bateau à pont, et tôt, ce qui change tout.

Retour par les vergers. Le delta produit des fruits que l’Europe ne connaît pas : ramboutan, longane, mangoustan, sapotille, pomme-lait, et le durian, dont l’odeur fait interdire l’entrée des hôtels et dont les Vietnamiens raffolent. La saison va de mai à août ; hors de cette fenêtre, on goûte surtout des agrumes et des noix de coco.

Il faut aussi parler de ce qui menace ce grenier. Les barrages en amont retiennent les sédiments qui construisaient le delta, l’extraction de sable creuse les bras, et le pompage des nappes fait s’affaisser le sol de un à quatre centimètres par an. L’eau salée remonte désormais de plusieurs dizaines de kilomètres en saison sèche, et les agriculteurs passent du riz à la crevette. C’est une conversation ordinaire dans les villages.

Route vers Saigon en fin d’après-midi.

Jour 12Saigon — vol retourB

Transfert 8 km · 30 à 60 min selon le trafic

Selon l’horaire de votre vol, une dernière matinée. Nous proposons souvent Cholon, le quartier chinois, et son marché de Binh Tay bâti en 1928 par un marchand cantonais autour d’une cour à ciel ouvert. Les Chinois du Sud sont installés ici depuis le XVIIIe siècle et ont longtemps tenu le commerce du riz ; leur communauté fut durement frappée par les nationalisations de 1978, ce qui explique une grande partie de l’exil des boat people.

La cuisine de Cholon est encore une autre : nouilles aux œufs, canard laqué, hủ tiếu sino-cambodgien que l’on mange à toute heure. En trois quartiers de la même ville, on aura goûté à trois héritages.

Si votre vol est tardif, le premier arrondissement à pied est l’autre option : la poste centrale, la cathédrale en briques de Toulouse, et le palais de la Réunion laissé dans son état du 30 avril 1975, moquettes orange comprises.

Transfert à Tan Son Nhat, qui se trouve dans la ville même : comptez le trafic plutôt que la distance. Vous aurez traversé le pays sur mille six cents kilomètres et trois cuisines, ce qui est probablement la meilleure façon de l’avoir compris.

Bon à savoir

Climat

Cet itinéraire traverse les trois zones climatiques du pays. Les périodes les plus sûres sont mars-avril et octobre-novembre. De mai à août, le Nord est chaud et humide mais le Centre est au plus sec ; d'octobre à décembre, Hué et Hoi An peuvent connaître de fortes pluies — nous inversons alors le sens du circuit.

Douze jours ou dix jours ?

Les deux jours supplémentaires servent à intégrer le delta du Mékong avec deux nuits sur place, dont une chez l'habitant, plutôt qu'un arrêt photo. Si le Sud ne vous attire pas particulièrement, notre circuit de dix jours couvre le Nord et le Centre pour 240 € de moins.

Hébergement

Hôtels de charme 3 et 4 étoiles en ville, un écolodge dans les rizières à Ninh Binh, une jonque à cabines en baie de Lan Ha et une maison d'hôtes familiale dans le delta. Surclassement 5 étoiles possible en formule Charme ou Luxe.

Visa

Les ressortissants français sont exemptés de visa pour un séjour de 45 jours maximum, jours d'entrée et de sortie compris (mesure en vigueur jusqu'au 14 mars 2028) ; au-delà, l'e-visa de 90 jours s'obtient en ligne en trois à cinq jours ouvrés. Passeport valable six mois après la date d'entrée.

Rythme

Douze jours pour huit étapes, avec deux vols intérieurs inclus. Le seul lever tôt imposé est celui du marché flottant de Cai Rang, à cinq heures — il n'y a pas d'autre moyen de le voir vivant.

Vols internationaux

Non inclus, volontairement : vous restez libre de votre compagnie et de vos escales. Comptez 550 à 1 300 € aller-retour depuis Paris selon la saison, autour de 900 € en moyenne. Un billet arrivant à Hanoï et repartant de Saigon vous évite de refaire le pays en sens inverse.

Tarifs & prestations

Trois niveaux de confort, un seul itinéraire

Confort1 740 €par personneHôtels 3 étoiles et maisons d’hôtes de charme, bien situés.
Charme2 180 €par personneHôtels 4 étoiles et adresses de caractère, chambres plus spacieuses.
Luxe3 050 €par personneHôtels 5 étoiles et lodges d’exception, prestations haut de gamme.

Le programme, le guide francophone et le chauffeur privé sont identiques aux trois niveaux : seule la catégorie des hébergements change. Prix indicatifs par personne, base deux voyageurs, hors vols internationaux. Le devis final dépend de vos dates, du nombre de voyageurs et des hébergements retenus avec vous.

Nos services incluent

  • Conception et ajustements illimités de l'itinéraire avant réservation.
  • 11 nuits en hébergement de charme, taxes et petits-déjeuners compris.
  • Guide francophone privé sur l'ensemble du circuit.
  • Chauffeur et véhicule privés climatisés, eau et wifi à bord.
  • Vols intérieurs Hanoï–Hué et Da Nang–Saigon, bagage inclus.
  • Tous les repas mentionnés au programme (B / L / D).
  • Entrées des sites, barque de Tam Coc, croisière en baie, cours de cuisine, sampan du Mékong.
  • Transferts aéroport et assistance francophone pendant tout le séjour.
  • Assistance pour vos démarches d'e-visa si vous en avez besoin.

Nos services excluent

  • Vols internationaux depuis et vers la France.
  • Assurance voyage et rapatriement (obligatoire, nous vous conseillons).
  • Repas non mentionnés au programme et boissons.
  • Dépenses personnelles, blanchisserie, spa et massages.
  • Pourboires au guide et au chauffeur, laissés à votre appréciation.
  • Visites optionnelles proposées sur place.
  • Supplément chambre individuelle.

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